Fondation du Musée National des Beaux-Arts du Québec

Chronique #3 – Viens, je t’amène au Musée

 

La Chronique d’Emilie est une publication trimestrielle de la présidente-directrice générale qui vous permet d’en apprendre plus sur votre communauté philanthropique, sur l’impact de vos dons et sur les projets de la Fondation MNBAQ!


Amener: transporter quelqu’un, quelque chose vers un lieu (Dictionnaire Larousse)

Viens, je t’amène au Musée.

Nous franchissons la porte d’entrée du pavillon Pierre Lassonde, traversons le Grand hall et entrons dans l’exposition temporaire. Les équipes montent une nouvelle exposition : des murs surgissent du sol, du plâtre et des couleurs recouvrent les cloisons sèches et du lettrage est apposé soigneusement. Nous sommes hypnotisés par le mouvement de l’équipe, qui forme une danse ininterrompue qu’elle semble avoir répétée des centaines de fois. En quelques jours, l’équivalent d’une vaste maison sera construit pour accueillir la nouvelle exposition.

Viens, je t’amène ailleurs.

Nous dévalons les escaliers, parcourons le passage Riopelle par CGI et nous nous retrouvons dans le pavillon Gérard-Morisset. Son architecture néoclassique avec ses colonnes, ses matériaux nobles et ses plafonds sculptés nous transporte dans l’histoire de ce musée inauguré en 1933. Nous entrons dans la galerie Imaginer. Les gens déambulent dans la salle et sont captivés par la scénographie autant que par les tableaux monumentaux qui relatent l’histoire du Québec. Là, la collection de Maurice Duplessis et le Renoir abîmé; là, Jacques Cartier et là, Louis-Joseph Papineau. Nous sommes vraiment impressionnés par la richesse de notre histoire.

Viens, je t’amène à une activité.

Nous nous retrouvons dans le pavillon Charles-Baillairgé et ses ateliers de création. Là, tu remarques des guides-animatrices et des guides-animateurs avec un groupe d’enfants. Ils s’affairent à créer : ils collent des papiers, colorent des tissus, coupent des morceaux de carton. Nous nous attardons sur deux petits enfants. Les yeux brillants et le sourire aux lèvres, ils créent un collage éclaté. Les couleurs s’entremêlent, leurs œuvres se répondent. Ils vivent un moment merveilleux et nous le partageons avec eux.

Viens, je t’amène dans le cœur du Musée.

Nous nous rendons dans le sous-sol du pavillon central et nous ouvrons une lourde porte. Derrière, il y a des centaines d’œuvres alignées et accrochées sur des dizaines de rangées de supports métalliques. Nous sommes subjugués : nous voici dans les réserves. Claude Tousignant, Jean-Paul Riopelle, Paul-Émile Borduas, John Lyman, Adrien Hébert, Geneviève Cadieux, Raymonde April. Il y en a pour tous les goûts. On conserve ces trésors pour les générations futures, on les restaure et on les met de l’avant lors d’expositions majeures ici ou ailleurs.

Viens, je t’amène à nouveau dans le Grand hall du pavillon Pierre Lassonde. 

Nous nous arrêtons devant une liste de noms. Tu reconnais le nom de plusieurs personnes et tu vois aussi le tien, qui accompagne celui des centaines d’autres philanthropes comme toi. L’effet du lettrage du tableau d’honneur miroite le pouvoir de cette communauté : le pouvoir inestimable que des centaines de gens donnent au Musée, de changer demain en agissant aujourd’hui.

Nous nous quittons à la sortie : tu repars le cœur plein, émerveillé par tout ce qui se déroule dans ce microcosme de notre identité et fier de tout ce que ton action philanthropique nous permet d’accomplir.

 

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